Frédéric Chomé, spécialiste Bilan Carbone, a présenté les enjeux mis en avant par les Bilans Carbone de territoire en s’appuyant sur l’exemple de celui d’Angers Loire Métropole qu’il a réalisé.
Yann Clavreul, coordinateur du projet SOL en Bretagne, est a présenté le concept des monnaies complémentaires et des exemples d’applications pratiques.
Bernard Chabot, ingénieur et économiste, spécialiste de l’analyse et de la prospective énergétique et membre de l’association négaWatt, a présenté les spécificités de l’approche sobriété dans la démarche négawatt.
Michel Renault, économiste, maître de conférence à l’université de Rennes 1, membre de l’association PEKEA (Political and Ethical Knowledge on Economic Activities) et du réseau FAIR (Forum pour d’Autres Indicateurs de Richesse) a fait une présentation intitulée « Des indicateurs de bien être et de progrès social pour des territoires solidaires, durables et responsables ».
Cette intervention est basée notamment sur le projet ISBET (Indicateurs Sociétaux de Bien Être Territorialisé).
A noter : Lors de la 3ème édition du Forum Mondial de l’OCDE à Busan, Corée du sud, Michel Renault a reçu le prix de la meilleure contribution. Ce Forum « Statistics, knowledge and policy », qui a eu lieu du 27 au 30 octobre 2009, a réuni des universitaires, économistes et statisticiens ainsi que des chefs d’Etat et de gouvernement. Parmi eux, on comptait J. Stiglitz, R. Layard et E. Giovannini. Ce prix a été remis suite à la présentation d’un projet relatif aux indicateurs sociétaux de bien-être territorialisés.
Elisabeth Laville, fondatrice et directrice d’Utopies (agence conseil en développement durable), a suscité l’enthousiasme avec son tour d’horizon international de bonnes pratiques.
Pour notre conférencière, il y a 4 étapes clef dans une stratégie territoriale face au changement climatique ; qui sont – l’engagement public :qui consiste à reconnaitre l’enjeu et les risques et à affirmer publiquement ses ambitions ; – l’adaptation : c’est-à-dire comment faire dans le présent et dans le futur pour vivre au mieux les effets du changement climatique ? ; – la réduction et la progression : pour baisser les impacts du réchauffement et voir les perspectives d’avenir, au travers des mobilités douces, la construction et la rénovation durable, la gestion des déchets, la mobilisation des entreprises, l’énergie, l’alimentation et la sensibilisation dans les écoles. – Rendre des comptes : c’est-à-dire définir les moyens, les actions en consultation avec les parties prenantes.
Lors de cette conférence, Mme Laville a utilisé un grand nombre d’exemples dans le monde mais aussi en France afin de nous montrer que ces actions sont réalisables et qu’elles ont de réels impacts sur les émissions de gaz à effet de serre ainsi que sur le bien être des individus.